La matrice
Ondes Marines constitue la matrice de ma recherche photographique qui sera progressivement structurée. Cette série explore le paysage maritime breton comme un espace émotionnel et poétique, en privilégiant une attention à la lumière, aux textures et à la matérialité des éléments. Des figures humaines anonymes apparaissent ponctuellement dans le paysage, introduisant une dimension narrative qui sera développée dans les séries ultérieures.
Les lieux photographiés sont ceux que j’ai rejoints à pied ou à proximité desquels j’ai campé : pas de chasse aux spots « instagrammables » dévitalisés par un « preset » et un cadrage vus mille fois au carré. Travail de la composition, jeux de textures, exploration du clair-obscur, univers colorimétriques, scénographie originale mêlant la couleur au noir & blanc : avec cette première exposition, j’esquisse ma signature photographique.
Point de départ
Ondes Marines est née d’un mouvement de bascule. À la fois une chute et un élan vers le dehors. Photographier était un moyen non prémédité de stabiliser le cours des choses à un moment de ma vie où plus rien ne tenait debout.
La mer a toujours été une réponse. À cette période, je suis allée à sa rencontre, en plein hiver, chaque jour, par tous les temps. La photographier est devenu une nécessité. Pluie, soleil, vent, embruns me rappelaient ce qui était là avant moi, et qui le serait encore après. Que la beauté résiste à tout.
Traduire en images ce que je vivais n’était pas du tout mon intention : au contraire, j’allais dehors pour m’extraire de mon histoire et retrouver l’émerveillement. Mais sans le vouloir, j’ai laissé affleurer dans mes photos mes émotions et ma façon de voir le monde.
Avec le recul, Ondes Marines marque un point de départ. C’était la première fois, en tant que photographe professionnelle, que je mettais quelque chose de vraiment personnel dans mes images. La dernière fois, c’était quand j’étais enfant.
Hors production
Mon approche de la photo repose sur l’observation et la patience. Je ne cherche pas à tout prix à « faire des photos ». J’ai certes regardé la météo (autre domaine qui me passionne) pour espérer trouver des conditions particulières de lumière, de marée ou de vent.
Ensuite, j’y vais et je regarde. J’attends qu’il se passe quelque chose, et si rien ne m’inspire, je laisse tomber la photo. Mais jamais la balade. Marcher fait partie d’un processus qui me permet d’être vraiment présente, sans urgence, sans production.
Mon boîtier a un « mode rafale » que je n’utilise jamais (je ne sais même pas où il se trouve). Je préfère suivre avec attention la naissance d’une vague, le vol des oiseaux ou le faisceau d’un phare. Et prendre le risque de laisser passer une image plutôt que de me priver du plaisir de déclencher au bon moment, quand tout s’aligne.
Des impressions de qualité musée
Je confie le soin des impressions à une entreprise morbihannaise spécialisée dans les tirages d’art. Les photos sont toutes imprimées sur du papier Fine Art de très grande qualité.
Chaque tirage est signé, numéroté (série limitée) et délivré avec un certificat d’authenticité. Les photographies de l’exposition Ondes Marines sont disponibles (impression seule ou Dibond, avec ou sans caisse américaine) sur le shop !









